20.1.06

S'il vous plaît...

Je parcours de nombreux blogs culinaires, comme vous sans doute, et je constate régulièrement que ne sont pas rares ceux et celles qui consomment des produits qui ne sont absolument pas de saison. Qui des tomates, qui des aubergines, qui des poivrons... En janvier, en France !

Comment peut-on avoir envie de nourrir son corps et de se faire plaisir avec des produits élevés hors sol, ou cueillis avant maturité puis soumis à des heures (des jours ?) de camion ?
"Et dire qu’il suffirait de ne pas en acheter pour que ça ne se vende pas !" (Coluche)

>>>>Serait-il possible que chacun d'entre nous se responsabilise et fasse l'effort de consommer le plus possible de produits locaux, pour ceux qui peuvent être cultivés près de chez nous ? Et avoir la patience d'attendre juin ou juillet pour déguster les premières tomates, gorgées de soleil, cueillies à point, et si possible élevées sans pesticides ?

Il faut que l'industrie de l'agroalimentaire et les supermarchés cessent de dicter notre conduite !

15.1.06

En attendant...

Oui, parce que février, ça fait loin quand même !

Une idée simple, rapide (en temps de préparation), succulente et vraiment bonne pour la santé, que demander de mieux en ce mois de janvier aux jours trop courts et à l'énergie qui fait parfois défaut, sans compter les petits maux de saison (dont j'ai la chance d'être exempte, peut-être grâce à mon alimentation?).

Ce midi, c'était grosse assiette de crudités : carottes, radis rose, radis noir, le tout râpé et légèrement assaisonné d'un peu d'huile d'olive et d'huile de colza, ainsi que de vinaigre balsamique. Hummmm... ça croque, c'est frais, ça fait penser à l'été !

Pour le plat principal, j'ai fait des lentilles et du sarrasin. Top forme, top énergie, top santé, et top miam aussi !

Les lentilles
Mettre à chauffer les lentilles à feu doux dans 5 à 6 fois leur volume d'eau, avec une feuille de laurier et un peu d'ail. [et la peau de l'ail à l'huile d'olive, voir plus bas]

Le sarrasin
J'ai fait revenir un oignon hâché dans un peu d'huile d'olive.
J'ai ensuite hâché une gousse d'ail que j'ai ajoutée à l'oignon. [ainsi qu'une gousse d'ail à l'huile d'olive, voir plus bas]
J'ai ajouté un cube de bouillon (pour l'instant de poule, le temps d'écouler mon stock, mais bientôt de légumes), qu'on laisse fondre.
Une fois l'oignon translucide, j'ai ajouté 1 volume de sarrasin (environ 3/4 d'un verre, rincé au préalable) et je l'ai laissé revenir quelques minutes en remuant.
On ajoute ensuite de l'eau (2 fois le volume du sarrasin), on couvre et on laisse mijoter à feu très doux pendant 20-25 minutes.


Ensuite, il suffit de mélanger dans son assiette quelques cuillères de sarrasin à quelques cuillères de lentilles, et voilà un bon petit plat, qui m'a valu un "y est bon, ton p'tit plat !" retentissant de la part du sieur de ces lieux.


L'ail confit à l'huile d'olive, c'est , chez Marmiton. Par rapport à cette recette, j'ai ajouté des feuilles de laurier, du romarin et du thym dans mes bocaux. [ça me fait penser qu'il faudra que je vous parle de mon fromage de chèvre fort et ratafort, que j'adore !]

J'ai donc utilisé une gousse dans le sarrasin, et la peau, recouverte d'une succulente huile d'olive aïllée, je l'ai mise à tremper dans l'eau des lentilles pour la parfumer. Il faut juste penser à la retirer avant de servir, sinon ce n'est pas du meilleur effet.

Là dessus, un petit carré de chocolat noir avec une tisane, et franchement, que demander de mieux (à part des vacances, je veux dire...) ?

On se retrouve en février pour le pain. Et si vous ne voulez pas patienter, laissez-moi vous recommander un site génial, avec une recette dont je me suis très largement inspirée.
Le site, c'est celui-là : Faire son pain
Et la recette en question est ici : Pain de campagne sur levain-levure

Bon pain !

10.1.06

Reprise de l'activité en février

Parce que là, cela fait vraiment très longtemps que je n'ai rien écrit. Et que je suis toujours débordée, normalement jusqu'en février.

Alors prochaine note en février, avec ma recette de pain, un régal !

Meilleurs vœux à ceux qui passent

25.11.05

Temps

Ah lala, en ce moment, j'ai à peine le temps de cuisiner, et quand je prends un peu de temps sur le travail pour me faire plaisir en cuisine, je n'ai bien sûr pas le temps de faire de mon repas un petit billet à venir publier...

Allez, juste une petite, c'est mon péché mignon du moment, mon petit réconfort à moi à la fin d'une interminable journée de travail, des crêpes rapides, légères et économiques (et bonne quand même, hein !) taille pancakes, sans temps de repos parce que je n'en ai pas, justement, du temps. Vous l'aurez compris.

Hum... là je vais faire super fort au niveau des quantités... Alors, il faut un œuf, puis une tasse de farine de blé noir, de la farine "normale" (T45, 65, 80 ou 135), un peu de rhum, un peu d'huile, une pincée de sel et de l'eau.

Bah, et puis on mélange tout, pour obtenir une pâte un peu plus épaisse que celle des crêpes.

Attention, ASTUCE ! J'ai découvert que c'était la quantité d'eau dans les crêpes qui leur confèrent leur caractère collant à la poêle. Trop d'eau, et ça va immanquablement coller. D'où la consistance et la taille pancake (puisque je les fais dans une petite poêle).

Voilà, il n'y a plus qu'à les cuire, à les empiler en les gardant au chaud (par exemple dans une assiette posée sur une casserole remplie d'eau bouillante), et à les déguster garnies de vos gourmandises préférées. Pour moi, c'est confiture maison (pour les crêpes, confiture de fraises), miel et cassonnade (de Belgique). Une de chaque, chacun son tour (des fois je triche, j'en mange plusieurs à la cassonnade d'affilé...).


Bon ap' !

3.10.05

Tarte aux légumes

Nouvelle expérience culinaire : la pâte à tarte au blé noir.

D'habitude, je fais mes tartes avec une pâte brisée maison (200 g de farine blanche, 100 g de beurre), mais 100 g de beurre c'est un peu beaucoup (d'autant plus que je ne veux plus manger de produits laitiers), et puis de toute façon, même quand je mangeais du beurre, je n'en avais jamais quand j'en avais besoin. Alors avec cette pâte à tarte, plus de problème.

J'ai fait en gros 3/4 de blé noir et 1/4 de farine T65. Le goût du blé noir était beaucoup trop présent, la prochaine je ferai l'inverse.

J'ai ajouté trois cuillères à soupe d'huile d'olive, une cuillère à café de bicarbonate de soude, du sel, et du piment doux. Et bien sûr de l'eau. J'ai formé une boule que j'ai laissé reposer au réfrigérateur.

Pendant ce temps, j'ai fait mes légumes.
J'ai coupé en dès des carottes, un bulbe de fenouil et une courgette, que j'ai fait cuire séparément au cuit-vapeur (à peine 10 minutes pour chacun). En même temps, j'ai fait revenir un oignon dans un peu d'huile d'olive, puis j'ai ajouté un piment coupé en très fines lamelles. J'ai assaisonné d'une cuillère à soupe de sauce soja et j'y ai fait revenir quelques lardons (je n'aime pas trop ça, mais un ami nous en avait laissé, il faut bien les manger, je déteste jeter).

Une fois mes légumes cuits, je les ai fait revenir dans ma sauteuse avec l'oignon et le piment.

Ensuite, j'ai étalé ma pâte sur une feuille de papier sulfurisé, et je l'ai placée dans un plat rectangulaire (pas une très bonne tenue, normal, il n'y a pas de beurre qui refroidit au frigo et qui rigidifie la pâte). J'ai constellé mon fond de tarte de trous de fourchette, j'ai disposé mes légumes et j'ai saupoudré de parmesan. Et au four pendant un bon quart-d'heure, le temps de cuire la pâte.

C'était fort bon, sauf l'excès de blé noir. Le goût est bon mais l'odeur est assez repoussante.

À refaire différemment.

23.9.05

Galettes de céréales

Mes premières galettes végétales ! Malgré un léger problème de consistance, elles étaient succulentes.
J'ai lu autant de recettes que possible sur le sujet, pour faire mes galettes à ma façon. Comme d'habitude, je ne donne aucune indication de quantité, mais juste une façon de faire.

Galettes de céréales

Flocons d'épeautre
Mélange de flocons 5 céréales
Petits flocons d'avoine

Lait de soja
Sauce soja

Petits oignons blancs
Une grosse carotte

Poivre
Piment doux

Mélanger les flocons et les mettre à tremper à niveau avec du lait de soja et de l'eau (j'ai fait à peu près 1/4 - 3/4) pendant 15 à 30 minutes.

Quand les flocons ont absorbé tout le liquide, émincer les oignons et râper la carotte et les mélanger avec les flocons.

Verser un trait de sauce soja, poivrer, ajouter le piment. Bien mélanger pour amalgamer le tout.

Faire chauffer de l'huile dans une poêle. Prélever un peu de la préparation entre deux cuillères à soupe, déposer dans la poêle et aplatir pour former des galettes. Faire cuire environ 5 minutes par face (en fonction de l'épaisseur), jusqu'à ce que les galettes soient bien dorées.


Je les ai accompagnées de salade verte, d'une tomate crue, de flageolets parsemés d'ail cru.


Concernant la consistance, en fait, je ne savais pas trop à quoi devait ressembler la préparation avant cuisson. J'ai trouvé mon mélange un peu trop mou, disons que j'ai eu du mal à faire des boulettes pour les placer dans la poêle, mais en prenant la préparation entre deux cuillères, cela fonctionne très bien, la cuisson finit d'amalgamer le tout et les galettes se tiennent très bien une fois cuites.

À refaire et rerefaire !

22.9.05

Penne au fenouil et azukis

Alors là, je dois dire : «Wow!!»
Je me suis inspirée de cette recette, mais je n'avais pas envie de mettre de fromage (j'essaie d'éliminer les produits laitiers de mon alimentation), ni de tomates pour éviter un incident diplomatique avec monsieur.

J'ai donc décidé d'intégrer des azukis (ma première fois, c'est émouvant), et de faire la recette en fonction de ce que j'avais dans le frigo (ce qui est très souvent mon moteur, car beaucoup plus économique que de faire ses courses uniquement en fonction des recettes).

C'était également la première fois que je cuisinais le fenouil. Jusqu'à présent, j'avais toujours évité d'y goûter car j'avais peur de son goût anisé (je ne supporte pas l'anis). Et puis un ami nous en a cuisiné il y a quelques semaines, et j'ai pu me rendre compte que son goût anisé n'est pas prononcé, et que ce légume est particulièrement savoureux.

Penne au fenouil et aux azukis

Bulbe de fenouil
Azukis (légumineuse)
Penne rigate
Oignon
Ail
Carotte
Poivron
Sauce soja

Cuire les azukis en suivant les indications du paquet. Mon paquet indiquait 40 à 60 minutes, mais ils étaient prêts en seulement 30 minutes.

Émincer finement l'oignon et détailler les carottes en brunoise (tous petits dés, pour une cuisson plus rapide). Faire suer l'oignon émincé dans un peu d'huile végétale, quand il est translucide, ajouter les carottes. Faire dorer un peu, et pendant ce temps préparer le fenouil en le coupant en gros dés, que l'on ajoute aux carottes et à l'oignon. Ajouter également de l'ail hâché.

Mouiller un peu avec du bouillon végétal ou de l'eau. Il me restait du jus de cuisson de mes lentilles de la veille, je m'en suis servi, ça apporte une petite touche d'onctuosité très appréciable. D'ailleurs, je vous conseille de cuire vos lentilles dans un peu plus d'eau que prévu, en ajoutant oignon, ail, carottes et tout ce qui peut servir à donner du goût (céleri etc...), et de conserver ce jus au moment d'égoutter les lentilles. Il pourra servir de base à de nombreuses sauces. Son aspect n'est pas forcément très ragoûtant (marron - noirâtre), mais c'est très bon !

Laisser cuire les légumes à couvert jusqu'à ce qu'ils aient la consistance que vous aimez (pour moi, plutôt fondants).

Lorsque les azukis sont prêts ou presque prêts, cuire les penne, al dente, c'est bien meilleur, et au goût, et pour la santé. Comme les lentilles, les azukis supportent très bien d'être laissés à couvert en attendant que le reste soit cuit.

Verser une ou deux cuillères à soupe de sauce soja dans le mélange de légumes, bien remuer et ajouter les azukis préalablement égouttés. Faire revenir quelques minutes, puis y verser les penne.

Vous aurez au préalable détaillé le poivron en fins morceaux, que vous verserez par dessus les pâtes dans votre assiette.

Déguster chaud, éventuellement additionné de parmesan.

J'ai réussi à en sauver une partie au frigo, j'ai hâte d'y regoûter !

21.9.05

Je me suis régalée...

ou pas besoin de frites, de chocolat ou de saucisson pour se délecter de son repas !

Pas de recette, juste une idée pour manger sainement.

Faire cuire des lentilles à l'eau (avec du cumin, c'est encore meilleur).
Émincer un oignon, le faire revenir dans un peu d'huile d'olive.

Détailler une aubergine (ce sont les dernières de l'année, il faut en profiter !), l'ajouter aux oignons et laisser cuire à couvert. Ajouter une ou deux gousses d'ail hâchées.

Mettre de l'eau à chauffer pour faire cuire du riz.

Quand vous mettez le riz à cuire, couper un quart ou une moitié de chou blanc en fines lamelles et les ajouter à l'aubergine.

Tout devrait être prêt à peu près en même temps, si les lentilles sont prêtes avant, couper le feu et laisser à couvert, ça reste chaud un bon bout de temps.

Se servir : (quantités indicatives) 3 grosses cuillères à soupe de riz, par dessus 1 grosse cuillère à soupe de lentilles, tout autour le mélange aubergine-chou à volonté, et au-dessus un poivron rouge cru détaillé en petits morceaux (les derniers également !).

Pour l'hiver, on peut remplacer l'aubergine par une courge et le poivron par une carotte crue râpée.

Voilà un repas varié et équilibré (association céréale - légumineuse pour les protéines, plus vitamine C du poivron cru et du chou peu cuit pour l'assimilation du fer contenu dans les lentilles), très goutu et vraiment simple.

Un petit résumé des ingrédients ?
Riz
Lentilles
Cumin en poudre
Oignon
Aubergine
Ail
Chou
Poivron


Pour ce soir, en prévision, c'est penne rigate au fenouil et azukis.

Bon ap'!

16.9.05

Petits farcis végétariens de chou

Avec un beau chou blanc, j'ai tenté une première : des petits farci façon nems, sans viande. Je suis partie un peu à l'aveuglette, et franchement le résultat n'est pas mal du tout. Un peu trop fade à mon goût, avec un petit problème de cuisson dont j'aurai le dénouement ce soir.

Petits farcis au chou façon nems
Chou blanc
Lentilles vertes
Carottes
Ail
Riz [pour moi un reste de la veille]
Flocons d'avoine
Un petit peu de piment

Tout d'abord, j'ai mis à cuire les lentilles avec une gousse d'ail hâchée et une carotte coupée en lamelles.
Ensuite, j'ai mis les flocons d'avoine à tremper dans de l'eau (à hauteur).

J'ai retiré les feuilles les plus grandes du chou pour servir d'enveloppe à mes farcis. Attention de ne pas déchirer les feuilles, ça peut aller très vite.
Les faire blanchir à l'eau bouillante quelques minutes. [pour la prochaine fois, il faudra que je les laisse au moins 10 minutes et non 5, comme je l'ai fait]

Faire cuire une partie du chou dans cette eau, garder l'autre crue.

Détailler une autre carotte en lamelle (je les ai faites un peu trop longues, ça a gêné au moment du pliage des feuilles de chou.
Faire de même pour le chou et hâcher une seconde gousse d'ail.

Quand les lentilles et le chou sont cuits, les laisser refroidir puis mélanger le tout :
lentilles/carottes/ail, riz, chou cuit, chou cru, carotte crue, ail cru et flocons d'avoine, qui serviront de liant, et le piment.

Affiner les côtes des feuilles de chou.
Prendre un peu de farce et placer au centre de la feuille de chou, puis... pliez comme vous le pouvez ! Ça va, je ne m'en suis pas trop mal sortie malgré mes célèbres mains gauches (oui, j'en ai deux), les feuilles de chou sont vachement sympas car très malléables sans être trop fragiles. J'ai ficelé le tout avec de la ficelle alimentaire (ne pas oublier de la retirer avant de servir, c'est plus zouli).

Faire chauffer de l'huile dans une sauteuse et y placer les "paquets", face pliures vers le bas pour bien souder le tout, puis retourner. Avec le recul, je conseille de laisser au moins 5 bonnes grosses minutes sur chaque face.

Accompagner de ce que vous voulez... moi c'était du restant de farce.

Alors, donc, c'était bon mais un peu fade : déjà, j'aurais dû les laisser dorer un peu plus longtemps, ce que j'ai fait pour les deux farcis qui ne rentraient pas dans nos assiettes, mais je n'y ai pas goûté parce que je n'avais plus faim. Car oui, c'est super rassasiant! J'y goûte ce soir, je ferai une note rapide ces jours-ci.

Ensuite, j'ai hésité à mettre de l'oignon cru, de peur que ça fasse beaucoup. J'aurai dû, et même faire comme pour le reste, moitié cuit à la poêle et moitié cru.

Je n'ai pas non plus salé-poivré la farce, j'oublie toujours. Ça aurait pu améliorer l'ensemble.

Enfin, peut-être qu'avec des vermicelles de riz à la place du riz, ça serait encore meilleur.

Si ce n'est que ça demande un certain temps pour préparer tous les ingrédients, et de la patience pour former les farcis, c'est un plat inventé par mes mimines dont je ne suis pas peu fière ! À refaire, donc !

Assiette de vitamines gourmande

...gourmande, si tant est qu'on soit fana, comme je le suis, des épinards et des flageolets! Comment ça, je suis bizarre?

Pour un repas du soir léger, bon et sain, c'est l'idéal.
Comme pour chaque repas ne contenant aucune viande ni produit animal, je privilégie l'association légumineuse-céréale, copieusement arrosées de légumes, crus et cuits.

Assiette végétarienne
Épinards (miam)
Flageolets (re-miam!)
Orge perlé
Ail (de toute façon, je mets de l'ail partout, aussi bien cru que cuit)
Chou blanc
Tomate
filet d'huile de noix
pincée de sel

Après avoir fait tremper les flageolets pendant au moins 12 heures, les faire cuire avec l'orge environ 1 heure, avec une gousse d'ail hâchée.
La cuisine des légumineuses, lorsque comme moi on ne les achète pas déjà cuites en boîte, requiert un minimum d'organisation : pas de souci, je suis la personne la plus désorganisée que je connaisse, aussi bien dans le boulot que dans la vie de tous les jours (quoique, j'en connais certains, quand même...), et j'y arrive! Avec un peu de perséverance, on finit par penser à préparer les légumineuses. Voyez, les flageolets, ça faisait 2 semaines que j'avais envie d'en manger, j'ai finalement pensé à les mettre tremper! Bref.

Dix minutes avant la fin de la cuisson, mettre cuire les épinards à la vapeur. Les épinards, à la vapeur, c'est encore meilleur!

Couper 1/8 de chou blanc en lanières très fines et couper une tomate en dés.

Servir : flageolets-orge dans un coin de l'assiette, épinards à côté, et face à eux le chou recouvert de la tomate (oui, une assiette ronde n'a pas de coins, et alors). Arroser d'un filet d'huile de noix, un peu de sel, c'est prêt!

Ben je me suis régalée...

[Le lycopène des tomates, qui est un antioxydant plus puissant que le bêta-carotène, est mieux utilisé s'il est associé à une matière grasse, d'où le filet d'huile de noix sur les tomates crues]

15.9.05

Simplement délicieux

En cuisinant mon déjeuner, je ne pensais pas faire de découverte particulière. Un déjeuner très simple, avec des produits archiconnus, sans préparation particulière, bref, un déjeuner classique de semaine à déguster en solo. Et pourtant ! Quel régal ! Quelle justesse dans l'association des goûts, des saveurs... Il faut absolument que je m'en souvienne, pour la prochaine fois !

Le mariage parfait

Les ingrédients :
Des haricots beurre
Du riz mélangé (riz complet, riz sauvage et riz rouge)
Un oeuf dur (bien froid)
De la ciboulette fraîche (beaucoup)
Un filet huile de noix
Une pincée de sel
Et rien de plus...

Faire cuire les haricots et le riz à la vapeur.
Dresser sur l'assiette.
Émietter l'oeuf dur, et le répartir sur les haricots et le riz.
Parsemer de ciboulette fraîche.
Verser un filet d'huile d'olive.
Et c'est tout...
Et c'est bon !

Essayez, vous me direz !

13.9.05

Encore du chou-fleur

Et oui, je vis avec un homme qui est fan de chou-fleur, et comme je suis une fille hyper sympa, je lui cuisine de temps en temps ce légume. En essayant à chaque fois de le rendre beaucoup plus attrayant qu'il ne l'est en réalité !

Cette semaine, j'ai tenté un gratin de chou-fleur, mais pas n'importe quel gratin : un gratin avec le frigo presque vide. «Encore !» allez-vous me dire ? Et oui, poussée par la faim et un frigo desespérément vide, ma créativité s'enflamme. Quand le frigo est plein, je suis beaucoup plus classique.

Gratin chou-fleur/pommes de terre

Chou-fleur et pommes de terre
Un oignon
Une grosse gousse d'ail
De la ciboulette fraîche
Du bouillon de légumes, ou de poule
De la maïzena
Du parmesan
Vinaigre baslamique et huile d'olive

Cuire les pommes de terre et le chou-fleur à la vapeur.
Faire revenir l'oignon hâché dans un peu d'huile d'olive. Déglacer au vinaigre balsamique. Quand il est fondant, le retirer du feu et le mélanger avec l'ail hâché.

Faire bouillir le bouillon (ou faire bouillir de l'eau et y jeter un cube de bouillon). Délayer une cuillère à soupe de maïzena dans un peu d'eau et verser dans le bouillon. Remuer sur le feu jusqu'à épaississement. Assaisonner (sel, poivre, ciboulette).

Diposer dans le plat à gratin : les pommes de terre coupées en tranches, le mélange oignon-ail, de la ciboulette, le chou-fleur, la sauce et le fromage. Au four le temps que le fromage gratine, et c'est prêt !


Pour un repas du soir, on peut veiller à mettre plus de chou-fleur que de pommes de terre dans le plat.

6.9.05

Le double effet des lentilles

Je n'aime pas vraiment le chou-fleur, mais bon, parfois je suis contrainte d'en manger. C'était le cas hier, mais pas de chance, le frigo était vide et il m'était difficile de faire un accompagnement capable de masquer le goût du légume.
Pas de chance ? Et bien en fait, si. Car cela m'a permis d'innover un peu et de faire une (re)découverte.

J'ai eu l'idée de faire une sauce aux lentilles pour napper (très, très généreusement) mes petits bouquets de chou-fleur, qui m'a resservi le lendemain pour un pseudo taco (appellation nord-américaine de je ne sais pas quoi au mexique parce que je n'y connais rien) qui m'a rappelé le goût des tacos découverts chez les cow-boys du Wyoming. Juste "rappelé", hein, ça n'a quand même rien à voir. Mais je me suis dit qu'en fait, il serait possible de retrouver le goût des tacos avec quelques tâtonnements.

Choux-fleurs à la crème de lentilles

Pour le chou-fleur, cuisson traditionnelle à la vapeur. Laisser le chou-fleur entier, il sera plus facile à détailler une fois cuit.

Faire griller les lentilles (pour moi verte du Puy) à sec avec du cumin. Je ne sais pas du tout si ça apporte quoi que ce soit, mais l'odeur des lentilles chauffées avec cette épice me ravit immanquablement.
Ajouter ensuite de l'eau, plus qu'il n'en faut habituellement. Pour moi, ce sera 6 volumes d'eau au lieu de 5.

Hâcher deux grosses gousses d'ail et les ajouter aux lentilles. Saler (pour que les lentilles éclatent).
Laisser cuire un peu plus longtemps que d'habitude.

Lorsque les lentilles sont bien molles, plusieurs possibilités : vous pouvez les mixer, les passer pour enlever la peau etc, moi je me suis contentée de les écraser légèrement à la spatule, c'est très bon aussi. Pis j'aime pas enlever la peau.

Ajouter un peu de fromage type féta ou chèvre frais, bien mélanger pour le faire fondre, puis une ou deux poignées de flocons d'avoine. Et c'est tout ! Enfin, non, il faut quand même mettre du chou-fleur dans son assiette et napper de sauce aux lentilles, mais ça, normalement, on y pense tout seul. Normalement...

C'était vachement bon, du coup j'ai mangé plus de chou-fleur que d'habitude !


Alors ça, c'était le premier effet des lentilles.
Le deuxième, c'est que comme il m'en restait le lendemain, j'ai eu l'idée de m'en servir comme d'un hâchis.

Taco végétarien lentilles-patisson

Pour la «tortilla» (je mets entre parenthèses pour ne choquer personne, c'est juste histoire de donner un nom à ma galette), je suis partie sur la base des chiapatis dont j'ai déjà parlé, en ajoutant juste un peu d'huile de tournesol et de bicarbonate de soude dans la pâte.
J'ai donc fait, dans l'ordre : farine de blé, bicarbonate de soude, sel - mélanger - huile - mélanger - eau progressivement jusqu'à la consistance voulue.

J'ai fait une grande galette, cuite à la poêle et réservée dans un torchon.

Ensuite, une petite poêlée de pâtisson : éplucher et couper le pâtisson en petits cubes, faire revenir dans un peu d'huile d'olive.
Assaisonner avec sel, curry et paprika.
Ajouter du piment selon goût (pour moi, une pointe de piment fort au vinaigre). Le piment est très important pour le goût «façon taco» (ça paraît peut-être tomber sous le sens pour beaucoup, pour moi c'est une découverte à s'en taper le front du plat de la main : "mais c'est ça!").
Laisser cuire une dizaine de minutes en ajoutant un peu d'eau pour éviter que ça n'attache.

Placer la «tortilla» sur son assiette, au centre verser le pâtisson, recouvrir de lentilles, mettre un peu de fromage (j'ai saupoudré un peu de parmesan), placer quelques feuilles de laitue sur le dessus et refermer la galette.
C'que c'était bon !

Du coup, je vais faire des expérimentations pour retrouver les tacos (en moins gras, moins viandeux et moins calorique). Et le top, ce sera quand j'aurais trouvé de la Maseca. M'enfin, en attendant, au blé c'est pas mal non plus !

[[Rectificatif: j'appprends que la Maseca est produite à partir de maïs génétiquement modifié. Du coup, ça ne me tente plus du tout, je suis sûre que de la farine de maïs bio mélangée à un peu de farine de blé fera l'affaire, même si ça n'aura forcément pas le goût de là-bas]]

4.9.05

Simplissime

Mon objectif, en plus de varier les légumes, est aussi de varier les céréales. En effet, à quoi bon essayer de manger autant de légumes différents que possible si c'est pour les accompagner ad vitam eternam de blé ?

Au repas de ce midi, du millet.

J'ai eu plusieurs mésaventures avec la cuisson du millet, qui finissait invariablement collé au fond de ma casserole. Je mets donc plus d'eau qu'indiqué sur le paquet (3 volumes au lieu de 2) et j'égoutte partiellement le millet cuit.

Du millet tout d'abord grillé à sec à la poêle. Mmmm... ça sent bon... Puis mis à bouillir dans 3 fois son volume d'eau, pendant 15 minutes [griller le millet contribue à réduire son temps de cuisson, qui passe de 30-45 minutes à 15-20 minutes selon la quantité].

Éliminer le peu d'eau qui reste.

Accompagner d'une grosse tomate en morceaux, de dés de féta et de quelques radis.

Assaisonner [mon assaisonnement préféré : une cuillère à soupe de sauce soja, une cuillère à café d'huile de noix, une cuillère à soupe de vinaigre balsamique].

C'est prêt, c'est simple et c'est bon...!

28.8.05

Muesli

C'est bizarre comme les goûts peuvent changer avec le temps, ou comme parfois une idée lumineuse permet d'envisager les choses de façon différente. Je ne sais pas lequel des deux prévaut pour moi dans le cas du muesli.
J'en avais déjà goûté quand j'étais plus jeune, et j'avais tellement peu apprécié que je n'ai renouvellé l'expérience que plus de 10 ans plus tard. Je trouvais ça insipide, ça manquait de sucre, je n'aimais pas la consistance.
En allant pour la première fois dans un magasin bio qui venait d'ouvrir, je me suis laissée tenter par un muesli qui me faisait de l'œil. Il m'a réconcilé avec tous les mueslis depuis. Est-ce que mon "seuil sucré" à diminué, est-ce que l'idée de préparation (avec le fromage blanc plutôt que le lait) que j'ai eu ce jour-là est la seule explication ? Toujours est-il qu'aujourd'hui, j'aurais beaucoup de mal à m'en passer plusieurs jours consécutifs. Comme je l'ai expliqué dans un billet précédent, mon mélange à moi, c'est muesli, flocons d'avoine, fromage blanc et confiture (ou parfois miel). C'est le genre de petit-déjeuner qui m'aide à sortir de mon lit le matin !
Pour parer à toute éventualité, comme mon magasin bio vient de rouvrir, j'en ai pris de suite 2 kg... hummm, tous ces petits-déj' en prévision !

Il s'agit de muesli de la marque Pural, vendu en paquet d'1 kg.
Sa composition (dans l'ordre) :
°Flocons d'avoine complet
°Flocons de blé complet
°Flocons de seigle complet
°Raisins secs (15 %)
°Noisettes (3 %)
°Coco râpé (bizarre, ce n'est pas écrit «râpée» sur le paquet...)
°Graines de lin
°Graines de tournesol
°Cornflakes (ça, ils devraient l'enlever, ça n'apporte rien à mon avis)
°Amandes (2 %)
°Graines d'arachide

On comprend mieux comment je peux aller courir 45 minutes plus de 4 heures après avoir petit-déjeuné, n'est-ce pas ?
Ceci dit, en étudiant de plus prêt la composition, je me dis qu'il faudrait que j'ajoute d'autres flocons. Il me reste un sachet entamé de flocons 5 céréales dont je me servais pour faire le pain cet hiver. Je sais comment le recycler ! Je teste ça demain.

D'ailleurs, au sujet du pain, dès l'hiver revenu, je ferai un billet : je fais un pain multi-farines super bon, et entièrement à la main. Après avoir fait divers tests et adaptation, j'ai trouvé la formule qui me convient, que je vous livrerai ici quand les températures justifieront que j'allume mon four.